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Histoire de l'instrument

La Guitaromanie

E.989.17.1, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Discussion entre les Carulistes et les Molinistes, © Cité de la musique
La Contredanse, Charles de Marescot, © Cité de la musique

Ecoutez... Recuerdos de la Alhambra, Francisco Tarrega ; Philippe Villa, guitare. Guitare Antonio de Torres, Almeria, 1883, E.963.2.1

Le début du XIXe siècle est marqué par un renouveau d'intérêt spectaculaire pour la guitare (amorcé dès le milieu du XVIIIe siècle). De nombreux facteurs interviennent pour lui donner peu à peu son visage moderne.

Un public différent, celui d'une bourgeoisie nouvellement promue, aux racines musicales tournées davantage vers les pratiques traditionnelles orales, influe sur le répertoire et sur la technique, déterminant des modifications sur le plan de l'accord, de la notation et bien sûr de la facture.

La guitare devient un apprentissage indispensable à une bonne éducation.

Dans toute l'Europe se répand la « Guitaromanie ». Le répertoire de la guitare s'internationalise sous l'impulsion de virtuoses-compositeurs voyageant à travers le continent. Les italiens Ferdinand Carulli (1770-1841) et Niccolo Paganini (1782-1840), virtuose du violon mais aussi de la guitare, nous laissent une production abondante. L'école espagnole s'affirme grâce à Fernando Sor (1778-1839) et Dionisio Aguado (1784-1849) dont les méthodes restent réputées.

A Paris, deux luthiers dominent la production : René Lacote (ou Lacôte, actif 1820-1853) et Etienne Laprévotte (vers 1790-1856).

En Espagne, le grand maître de la guitare et véritable père de la guitare dite « classique » est Antonio de Torres (1817-1893). Il construisit ses premiers instruments selon un modèle et des proportions qui dataient de 1700 environ. Mais vers la fin des années 1850, il confère à l'instrument les caractéristiques essentielles de la guitare moderne (caisse ample à larges éclisses, barrage intérieur en éventail) que le talent du guitariste Francisco Tarrega a contribué à imposer.

Les facteurs Manuel Ramirez (1869-1920) et Vicente Arias (vers 1840-1912), à Madrid, Enrique Garcia (1868-1922) et Francisco Semplicio (1874-1932), à Barcelone, illustrent une facture issue de Torres.

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