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Histoire de l'instrument

Le siècle des lumières

E.1212, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Watteau

Ecoutez... Marizápalos : dans Poema harmónico (1694), Francisco Guerau ; Vincent Dumestre, guitare. Guitare Jean-Nicolas Lambert, Paris, après 1758, E.997.3.1

Au début du XVIIIe siècle, la guitare n'est plus au goût du jour. Le clavecin et la harpe, puis plus tard dans le siècle le pianoforte l'ont supplantée dans son rôle d'instrument soliste. De plus, un intérêt croissant pour la musique de chambre, en Italie d'abord, puis en Espagne, et une passion pour l'Opéra, détournent le public de cet instrument moins sonore.

Cependant, en France, la guitare ne disparaît pas complètement et garde son statut d'instrument de l'aristocratie, comme en témoignent les peintures d'Antoine Watteau (1684-1721) et de Nicolas Lancret (1690-1743).

Mais, à partir de 1780, un regain d'intérêt pour la guitare est manifeste. L'époque a changé et la bourgeoisie montante s'est frayée un plus large chemin dans la vie musicale en y apportant ses nouveaux goûts. La nouvelle vogue pour la romance explique aussi l'engouement pour cet instrument le mieux adapté pour accompagner.

La guitare semble également l'instrument rêvé pour réaliser certaines idées esthétiques des grands philosophes du siècle, comme Jean-Jacques Rousseau : «  Il faut que la basse, par une marche uniforme et simple, guide en quelque sorte celui qui chante et celui qui écoute, sans que l'un ni l'autre s'en aperçoive » (Lettre sur la musique française).

A la fin du siècle, la transition se fait progressivement entre la guitare à cinq chœurs (généralement quatre cordes doubles et une chanterelle) et la guitare à six cordes simples, (sous l'influence de la guitare-lyre), précurseur de la guitare classique.

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