> Dossiers pédagogiques > Instruments du Musée

Pièces les plus emblématiques du musée

Tablâ, anonyme, Inde

Numéro d'inventaire : E.862

Tablâ, anonyme, Inde, E.862

Tambour aujourd'hui dédié à la musique classique d'Inde du Nord où il apparaît probablement au milieu du XVIIIe siècle, le tablâ est devenu un instrument très populaire en Inde comme dans le reste du monde.

Au début de son histoire le tabla accompagne les troupes de baladins, les chants et danses de courtisanes, que les Britanniques baptisent nauch (de l'hindi nach, « danse »). Mais très vite, ses possibilités musicales comme ses capacités d'adaptation lui permettent de prendre place dans des contextes et des genres musicaux très variés et plus savants, comme le khayal, jusqu'à supplanter les autres tambours (pakhavaj, dholak, naqqara).

Le terme tablâ dénomme une paire de tambours : un tambour sur fût conique vertical qui est le tablâ proprement dit et une petite timbale appelée baya ou bayan. Son origine, selon une croyance répandue, proviendrait d'un pakhavaj scié en deux moitiés posées ensuite verticalement.

L'exemplaire du Musée de la musique a été très probablement fabriqué au Bengale. Il est offert au Musée en 1872 par le raja S. M. Tagore, un mécène et musicologue de Calcutta qui a beaucoup œuvré pour la promotion et la diffusion de la musique hindoustanie.

Il est constitué d'un fût en bois tourné et creusé à mi-hauteur. La grande variété de timbres est obtenue grâce à une disposition complexe de trois peaux superposées et d'une pastille située au centre de la peau supérieure et composée de limaille de fer et de pâte de riz.

Une épaisse tresse de lanières de cuir, qui constitue le cerclage de ce tambour, est cousue sur le pourtour des peaux. La tension est obtenue par un entrelacs de lanières qui maintient le cerclage en place. De petits cylindres de bois glissés entre le fût et les lanières permettent d'ajuster cette tension.

Le succès du tablâ ne fait que s'affirmer au cours des cinquante dernières années lors, notamment, de tournées triomphales de concerts en Occident dans les années 1950 et 1960 qui révélèrent au public la musique hindoustanie (Ravi Shankar, Ali Akbar Khan). Les Beatles intègrent les sonorités du tablâ dans leurs albums Revolvers et Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band.

fermer
Votre nom :

Votre email :

Destinataire :

Message :
fermer
fermer
URL :
fermer