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Instruments du Musée

Luth attribué à Johannes Seelos, Allemagne, fin XVIIe siècle

Numéro d'inventaire : E.540

Luth attribué à Johannes Seelos, Allemagne, fin XVIIe siècle, E.540
© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

Bien que l'étiquette comporte la mention « reparavit », écrite toutefois d'une main différente de la calligraphie du nom, cet instrument est certainement l'œuvre de Johannes Seelos. Ses caractéristiques correspondent en tous points à la facture germanique des luths à cette époque : forme en amande prononcée, à l'imitation de la lutherie bolognaise du XVIe siècle, alors très admirée ; manche au profil « en bec de canard » entièrement habillé d'ébène avec une technique de placage particulière, d'une seule pièce et recouvrant les chants de touche.

Le beau portrait de Charles Mouton par François de Troy (musée du Louvre) montre un luth certainement très semblable à l'exemplaire du Musée de la musique.

Le dos de ce luth à onze chœurs est composé de onze côtes de bois fruitier que renforce une brague aux extrémités chantournées. La table de bois résineux, en deux parties, est percée d'une rose selon un motif d'entrelacs. Le cheviller simple est plaqué d'ébène sur les deux faces, laissant apparaître le bois fruitier sur les chants.

A la fin du XVIIe siècle, le luth suscite encore beaucoup d'intérêt auprès des musiciens en Allemagne, alors que la France, l'Italie ou l'Angleterre lui préfèrent déjà le clavecin.

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