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Histoire de l'instrument

L'apparition de la tablature

Archiluth, Matteo Sellas I, Venise, 1638,  E.1028,  © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Luth, anonyme, Italie, fin XVIIe siècle, E.980.7.1,  © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Luth, anonyme, E.0773, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Traité Musica Getutscht 1511, Sebastien Virdung, © Cité de la musique
Traité « harmonie universelle contenant la théorie et la pratique de la musique (Paris, 1636) » Marin Mersenne, © Cité de la musique

Ecoutez...Un Boconcino di fantasia de Belephonte Castaldi. Mauricio Buraglia, théorbe. Fac-similé du théorbe de Sellas, E.547

Il ne reste aucune trace écrite de la musique des luthistes qui se produisaient dans les cours européennes, jusqu'à l'apparition de la tablature, dans le courant du XVe siècle, à peu près simultanément en Italie, en Allemagne et en France.

Les premiers manuscrits conservés datent du XVIe siècle.

En 1507 est publié à Venise le premier livre de tablature de luth Intabulatura de Lauto du luthiste Francesco Spinacino. Puis c'est au tour de l'Allemand Sebastian Virdung de publier une tablature en 1511, Musica getutscht (la plus ancienne source à mentionner les frettes), suivi par le français Pierre Attaingnant, Très brève et très familière Introduction éditée en 1529 à Paris. De très nombreux livres de tablature pour luth fleurissent en Italie de 1536 à 1550, comprenant des transcriptions de messes et de motets, de chansons françaises, de madrigaux italiens, mais aussi des pièces purement instrumentales (fantaisies, préludes et ricercare), et des danses.

La tablature est un système de notation musicale qui permet au musicien de déchiffrer directement la musique sur l'instrument sans recourir à un chiffrage des hauteurs de son : « une partition de doigtés », en quelque sorte.

Il existe trois systèmes de tablature pour le luth :

. la tablature italienne

Une portée à cinq ou six lignes figure les cordes du luth et porte des chiffres indiquant au musicien la case sur laquelle il doit mettre le doigt de la main gauche. La corde la plus aiguë se trouve en bas. Le rythme à suivre est écrit au-dessus de la tablature. Pratiquement toute la littérature italienne pour luth, et aussi pour théorbe (ou chitarrone) est éditée sous cette forme, de 1507 au milieu du XVIIe siècle.

. la tablature française

Comme dans la précédente, les cordes du luth sont figurées par une sorte de portée à cinq ou six lignes, mais la corde la plus aiguë se trouve cette fois-ci en haut et les chiffres sont remplacés par des lettres : « a » pour corde à vide , « b » pour la première case, etc. C'est la tablature la plus répandue.

. la tablature allemande

Le système est différent puisque les cordes de l'instrument ne sont pas figurées. Chaque position est représentée à l'aide d'un signe particulier que le musicien doit savoir décoder. Cette tablature, peut-être mise au point par l'organiste aveugle Konrad Paumann au XVe siècle, a été utilisée très brièvement  (1511 -1586). Dès les premières années du XVIIe siècle, l'Allemagne adopte la tablature française.

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