> Dossiers pédagogiques > Instruments du Musée

Histoire de l'instrument

Les origines

Reconstitution de luth, Auguste Tolbecque, Niort, fin XIXe siècle, E.1408, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Luth, E.2062, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Luth « ud », anonyme, E.1779, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

Le luth existe sous des formes variées dans tous les pays du monde depuis la plus haute antiquité. Tous les instruments composés d'une caisse de résonance hémisphérique, ovale ou piriforme, et d'un manche plus ou moins long sur lequel se tendent des cordes que l'on pince, peuvent se ranger dans la famille des luths.

C'est en Orient qu'il faut rechercher les traces des premiers luths ; plus précisément en Mésopotamie (dès le IIe millénaire, semblerait-il) et plus tard en Egypte (entre 1630 et 1539 avant J.C.) Le musée du Caire conserve dans ses collections un luth en parfait état, pourvu de cordes. Il fut découvert à Thèbes dans une tombe datant d'environ 1490 avant J.C. Les fresques des nécropoles nous livrent également d'autres témoignages picturaux de ce type d'instrument.

Le modèle occidental, héritier direct du ud arabe (mot qui signifie littéralement « bois », à l'origine du vieux français « lut »), apparaît en Europe vers le IXe siècle. Il y est introduit par les Maures pendant la conquête et l'occupation de l'Espagne de 711 à 1492. Les croisades entre 1096 et la fin du XIIIe siècle ont probablement été un autre moyen de sa diffusion.

Aucun instrument de cette époque n'est parvenu jusqu'à nous. Les sources iconographiques livrent cependant de précieuses informations. La sculpture monumentale espagnole, d'une grande richesse, donne des représentations de luths arabo-andalous (comme le chapiteau des Musiciens, daté entre le Xe et le XIe siècle et conservé à Cordoue). Le chapiteau du roi David et ses musiciens de la cathédrale de Jaca (Aragon), daté de la fin du XIe siècle, offre la première représentation sculptée d'un luth dans le monde chrétien.

L'iconographie du luth dans les manuscrits médiévaux ainsi que dans la production artistique (et notamment picturale) des XVe et XVIe siècles est riche et témoigne de l'épanouissement de l'instrument dans tout l'Occident.

fermer
Votre nom :

Votre email :

Destinataire :

Message :
fermer
fermer
URL :
fermer