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Histoire de l'instrument

Le décor

Clavecin, anonyme, France, fin 17e siècle, E.996.33.1, papier peint sur le pourtour © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Angles
Clavecin, Gilbert Desruisseaux, Lyon, 1678-1679, E.979.2.3, détail, rosace © Cité de la musique - Photo : Albert Giordan
Clavecin, Ioannes Ruckers, Anvers, 1612, E.1, couvercle, détail décor © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Angles
Clavecin, Jean-Claude Goujon, Paris, 1749, ravalé par Jacques Joachim Swanen © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Angles
Clavecin, Andreas II Ruckers, Anvers, 1646, E.979.2.1, ravalé par Pascal Taskin, Paris, 1780, © Cité de la musique - Photo : Albert Giordan

Ecoutez... Suite n°1 en ré mineur : La Portugaise de Jean- Baptiste Antoine Forqueray. Aurélien Delage, clavecin. Fac-similé du clavecin fait par Goujon en 1749.

Les décors qui ornent les instruments de musique depuis leur origine ont une fonction esthétique et sociale. Objets de divertissement, les instruments sont regardés autant qu'écoutés. Ils sont un élément du mobilier qui agrémente les salons de la noblesse, suivant le style en vogue.

Le clavecin se prête admirablement aux décors peints parce qu'il offre les larges surfaces de ses éclisses et de son couvercle. Chaque partie est ornementée, plus ou moins richement selon les époques et les pays.


La table d'harmonie reçoit souvent, en Flandres, des peintures à la détrempe représentant des fleurs, des oiseaux, des insectes qui témoignent du commerce des fleurs et des oiseaux exotiques au XVIe siècle à Anvers. En France, la même technique est appelée « peinture en miniature ». Le nom du facteur apparaît fréquemment sur la table d'harmonie, comme élément composant de la rose, ou bien au-dessus du clavier.


Les éclisses et le couvercle portent un décor le plus souvent homogène et varié : du bois naturel ou noirci pour les clavecins français du XVIIIe siècle, aux peintures « faux marbre » des instruments flamands.
Mais l'intérieur du couvercle reste l'emplacement idéal pour des compositions plus grandes et plus élaborées, confiées très souvent à un maître ou un peintre de renom.

Les « décors à la chinoise » sont très en vogue dès la fin du XVIIe siècle, en France, puis en Allemagne et en Angleterre. La Chine et le Japon sont indistinctement associés. Des scènes peintes évoquent la vie quotidienne de ces deux pays sur fond laqué noir et rouge.

Les artistes puisent leur inspiration dans des sources communes. Les scènes musicales antiques et bibliques occupent une place de choix. Le roi David, Apollon, Athéna, les Muses, les anges et les satyres musiciens, Amphion, Orphée, sont leurs sujets préférés. Les paysages, idéalisés, quelquefois fragmentés, sont composés de scènes champêtres, de danses, de motifs floraux, animaliers ou architecturaux. Ces « panneaux » sont quelquefois des copies d'après des œuvres de grands maîtres (Teniers, Breughel le Vieux…), ou des compositions originales.

Les peintres spécialisés qui réalisaient les décors pouvent être soit rattachés à l'atelier, comme c'est le cas de la Guilde de Saint-Luc à Anvers, soit indépendants de la corporation, comme, en France au XVIIIe siècle, Doublet « Peintre et Doreur de clavecins et forte pianos ».

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