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Histoire de l'instrument

La facture française, les autres écoles

Epinette, Christoph Lôwe, Augsbourg, 1678, E.986.1.3 © Cité de la musique - Photo : Albert Giordan
Clavecin, Hemsch (Jean-Henry), Paris, 1761, E.974.3.1, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Clavecin brisé, Jean Marius, Paris, vers 1700, E.979.2.2, © Cité de la musique - Photo : Albert Giordan
Epinette en aile d'oiseau, Michel II Richard, Paris, 1690, E.978.3.1, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Angles
Clavecin, Joseph Collesse, Lyon, 1775, terminé par Jean Franky, Lyon, 1777, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Angles
Clavecin, Gilbert Desruisseaux, Lyon, 1678-1679, E.979.2.3, © Cité de la musique - Photo : Albert Giordan

Comparés aux nombreux instruments flamands conservés, les clavecins français constituent des pièces rares : peu d'instruments antérieurs à 1650 sont parvenus jusqu'à nous.

A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle se développe une facture française, synthèse des écoles italienne et flamande. Gilbert Desruisseaux (Lyon), Michel Richard (Paris), Nicolas Dumont (Paris), Nicolas Blanchet (Paris), Vincent Tibaut (Toulouse) en sont les dignes représentants.

C'est au XVIIIe siècle que le clavecin atteint son apogée en France, principalement à Paris et à Lyon.

Les instruments se caractérisent alors par une caisse plus lourde, en tilleul, en peuplier ou en sapin, avec des éclisses de 15 à 21 mm d'épaisseur. Comme chez les Flamands, la table d'harmonie est ornée d'une rose portant le nom ou les initiales du facteur.

Le clavecin français possède un ou deux claviers et de trois ou quatre registres (un jeu de 4 pieds, deux jeux de 8 pieds et quelquefois un jeu de buffle). Un jeu de luth peut agrémenter également un jeu de 8 pieds.

Nicolas Blanchet, Jean Henry Hemsch, Sébastien Erard comptent parmi les grands facteurs français.
Pascal Taskin met au point le jeu de buffle, à la sonorité plus chaude.

L'évolution de la sonorité des clavecins vers plus de nuances, de subtilité et de raffinement est due à l'habileté des facteurs autant qu'aux exigences d'une impressionnante pléiade de compositeurs. Au début du XVIIIe siècle, on voit paraître des clavecinistes brillants comme Louis Marchand ou François Couperin (1668-1733). Jean-Philippe Rameau (1683-1764) crée un style où les ornements délicats sont remplacés par un vocabulaire nouveau : arpèges, batteries, notes répétées.

Les autres écoles

En Angleterre, les premiers instruments sont appelés « virginales ». La facture anglaise se rapproche longtemps des instruments italiens, puis évolue vers un instrument plus lourd, à deux claviers.

Le plus ancien clavecin connu est celui de Ludovic Theeuwes (1579). En 1769, Schudi brevète un clavecin à pédales qui permet de faire varier l'intensité du son.

L'Allemagne, réputée pour sa facture d'orgue, connaît ausssi sa propre école. Le clavecin allemand le plus ancien date de 1537 et porte la signature de Hans Müller. L'instrument type, de sonorité assez neutre, se prête aux différents styles musicaux. Parmi les compositeurs qui ont écrit pour lui, citons : Dietrich Buxtehude (1637-1707), Georg Philipp Telemannn (1681-1767) et Jean-Sébastien Bach (1665-1750).

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