> Dossiers pédagogiques > Instruments du Musée

Instruments du Musée

Saxophone alto en mi bémol, Adolphe Sax, Paris, 1867

Numéro d'inventaire : E.1890

Saxophone alto en mi bémol, Adolphe Sax, Paris, 1867, E.1890
© Cité de la musique - Photo : Albert Giordan

Le saxophone en mi bémol de 1867 a été présenté à l'Exposition universelle organisée à Paris la même année. A l'exception du bec, les quatre autres parties qui le constituent sont d'origine (bocal, corps, culasse et pavillon).

L'instrument est en cuivre doré, gravé de motifs floraux, et comporte 17 clefs pourvues de plaques rondes et plates. Son bocal est amovible. Il est muni de 2 clefs d'octave dont l'une est soudée au bocal.
Adolphe Sax décline le saxophone en deux familles, celle des instruments en si bémol et en mi bémol, destinée à la fanfare, et celle des instruments en do et en fa, affectée à l'orchestre, qui disparaît progressivement. (De cette dernière famille ne subsiste que le ténor en ut, appelé C Melody, destiné à accompagner des mélodies sans les transposer.)

Le saxophone alto, au médium large (il sonne à la quinte inférieure du soprano), tout à la fois puissant et doux, a séduit un large public d'amateurs. De grands virtuoses l'ont porté sur le devant des scènes internationales : Marcel Mule, Sigurd Rascher et plus récemment Michel Portal (1935).
Les musiciens de jazz, devenus pour la plupart des légendes, ont adopté l'instrument de Sax : Benny Carter (1907-2003) chez Duke Ellington ou Fletcher Henderson, le génial Charlie Parker, qui, avec le trompettiste Dizzy Gillespie, crée dans les années 40 le be-bop ; la décennie suivante voit éclore les talents de Paul Desmond (1924-1977), Lee Konitz (1927), Art Pepper (1925-1982), puis plus tard Julian Cannonball Adderley (1928-1975), Ornette Coleman et Eric Dolphy dans les années free jazz jusqu'à Dave Liebman (1946), Wayne Shorter (1952), André Jaume (1940)…

fermer
Votre nom :

Votre email :

Destinataire :

Message :
fermer
fermer
URL :
fermer