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Entre les
années 50 et 80, la facture des guitares électriques
ne connaît pas de changements majeurs. Elle bénéficie
cependant des découvertes technologiques.
Les luthiers utilisent les nouveaux matériaux composites
comme la fibre de carbone. Les synthétiseurs-guitares (Roland,
ARP, Korg et Systeme 360) côtoient les synthétiseurs
à clavier. Si Gibson
et Fender
dominent toujours le marché, ils subissent de plus en plus
la concurrence des firmes japonaises et d'extrême-Orient
(Yamaha).
A côté de la standardisation de quelques modèles,
les luthiers et les guitaristes
eux-mêmes ont initié une évolution certaine
des formes : qu'il s'agisse de la Gibson Explorer, aux formes
futuristes, construite en 1959, des inimitables caisses rectangulaires
de BO Diddley ou des Gibson double manche utilisées par
John Mac Laughlin, elles témoignent d'un désir d'appropriation
et de personnalisation.
L'invention de la guitare électrique
a permis de supplanter la puissance sonore des cuivres. Depuis
Charlie Christian et Zecke Campbelle dans les années 30,
le guitariste peut prétendre à un rôle de
soliste au sein de l'orchestre. Il s'empare désormais de
la mélodie et ne se contente plus des parties d'accompagnement.
Par ses qualités propres (aisance de jeu, puissance, diversité
des timbres), la guitare a suscité la création de
nouveaux styles musicaux : le rock a popularisé le Power
Trio (chant, guitare, basse, batterie). Bien plus, la guitare
devient objet de culte : la Fender Stratocaster de Jimi
Hendrix, la Les Paul de Jimmy Page, pour ne citer qu'elles, sont
adulées comme de véritables icônes. |