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Histoire de l'instrument

Les solid-bodies

Guitare électrique « Solid Body », Marque Gibson, 1966, E.2000.4.4, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Guitare électrique, Marque Rickenbacker, Etats-Unis, 1966, E.994.22.1, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès
Guitare électrique « Telecaster », Marque Fender, Fullerton, 1953, E.994.13.1, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

La guitare électrique à caisse pleine ou solid-body est considérée comme la « vraie » guitare électrique et marque une révolution dans la facture des guitares. Elle est construite dans un bloc de bois plein (et plus tard dans d'autres matériaux comme la fibre de carbone).

Elle reprend le principe de la Lap-steel électrique apparue dès les années 30 : la production du son dépend essentiellement de l'amplification électrique. Le rôle unique du corps de l'instrument est de supporter les cordes et les micros. Cette fabrication révolutionnaire a permis de résoudre le problème des vibrations parasites (l'effet Larsen).

L'histoire de la solid-body commence avec la célèbre « poële à frire » (Frying Pan), inventée en 1932 par le luthier suisse émigré à Los Angeles Adolphe Rickenbacker. Conçue pour jouer de la musique hawaïenne, cette guitare électrique est fabriquée dans une seule pièce d'aluminium et équipée d'un micro constitué de deux puissants aimants. L'intérêt porté au modèle Lap-Steel incite Gibson et National-Dobro à fabriquer ce nouveau style de guitare.

En 1941, Les Paul, musicien et bricoleur invétéré, met au point le prototype The Log (La bûche), considéré comme la première guitare électrique à caisse pleine : une Epiphone acoustique coupée en deux, au centre une planche de bois rectangulaire munie de deux micros, un manche Gibson à son extrémité : l'originalité de sa conception lui vaudra d'être célèbre. Mais là encore, Gibson n'y porte aucun intérêt.

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