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Lénine, Staline et la musique

Utopies

Vers la révolution d'Octobre

Vue de l'exposition, photo Léonie Young© Cité de la musique

L’année 1917 bouleverse l’histoire de la Russie. Lors des journées de Février, le peuple laisse éclater sa haine de l’autocratie tsariste. Sous la pression de l’insurrection, Nicolas II abdique. Il laisse la place à un gouvernement provisoire de tendance modérée dirigé par le socialiste révolutionnaire Alexandre Kerenski.

Vladimir Illitch Lénine, qui s’est affirmé en leader du mouvement bolchevik – plus radical – relance cependant le combat, qui aboutit au coup d’État du 24 octobre, et à la prise du Palais d’Hiver le lendemain.

Dans l’élan révolutionnaire, l’art occupe une place privilégiée. Il doit contribuer à changer la société et à édifier les masses. Les créateurs choisissent leur camp : certains émigrent, d’autres s’engagent en faveur des idéaux du nouveau pouvoir. Ils pratiquent un art révolutionnaire dont les sources sont à rechercher dans les deux premières décennies du XXe siècle.

Au cours de cette période dite de « l’âge d’argent » de la culture russe, Moscou et Saint- Pétersbourg avaient été le théâtre d’une renaissance artistique sans pareille.

La Russie et les avant-gardes

Vue de l'exposition, photo Léonie Young© Cité de la musique

La génération des artistes russes des années 1910, inspirée par des courants philosophiques et religieux russes mais aussi par les créations des cubistes, futuristes et expressionnistes européens recherche une vérité cosmique qui surpasse la décadence de la société bourgeoise : les œuvres de Vladimir Tatline, Kazimir Malévitch, Marc Chagall ou Alexandre Scriabine sont les prémices de la révolution culturelle et sociale de 1917.



Effervescence musicale

Au sein de l’ « âge d’argent » de la musique russe, Igor Stravinski et Serge Prokofiev incarnent l’opposition au romantisme et au symbolisme. La mort prématurée d’Alexandre Scriabine, en 1915, prive l’ère soviétique d’un artiste qui avait ébauché à la fin de sa vie un mystère grandiose, synthèse des arts où se rejoignaient utopie et vision cosmique. Cette veine est explorée par la suite dans les œuvres de Nicolas Oboukhov et de Ivan Wyschnegradsky.

Les différentes tendances musicales de la modernité russe se caractérisent par une forte identité nationale, s’éloignant des influences occidentales, comme en témoigne la nouvelle organisation sonore proposée par Nikolaï Roslavetz, fondée sur le concept d’« accords synthétiques ».

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