Dossiers pédagogiques > Expositions temporaires du Musée

We Want Miles

Miles électrique

la distorsion du rock (1968-1971)

 

Miles Davis chez lui, à New York en 1971, © Anthony Barboza

1968 apporte son lot de contestation sociale, de tensions raciales et de révolutions musicales. Autour de Miles Davis, les musiciens s’intéressent aux nouveaux claviers et aux sonorités «électriques»; lui-même s’interroge sur la manière d’intégrer les rythmes du rock dans sa musique, interpellé par la popularité d’artistes qui, tels Jimi Hendrix, transportent les foules alors que le jazz semble confiné à une audience privilégiée.

Miles Davis se « branche », élargit son cercle, y intègre l’autrichien Joe Zawinul qui a des idées novatrices en matière de composition, et le guitariste anglais John McLaughlin. Il contribue à l’émergence de ce qu’on appellera le « jazz-rock». Le studio devient l’antre où s’élabore la musique, en étroite collaboration avec le producteur Teo Macero qui a recours à toutes les techniques de montage et de mixage pour lui donner forme.

Disque d’or, Bitches Brew, paru en 1970, marque son temps et Miles Davis joue dans les salles du circuit rock, comme le Fillmore, et au festival monstre de l’île de Wight. En 1968, il a épousé l’une des égéries du moment, la flamboyante Betty Mabry qui mènera une carrière de chanteuse sous le nom de Betty Davis.  

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