Miles électrique
la distorsion du rock (1968-1971)
B.O. pour un boxeur
Vue de
l'exposition, photo William Beaucardet © Cité de
la musiqueL’importance de la boxe est une évidence dans l’existence de Miles Davis. Il la pratique ; elle le fascine. Au batteur Art Taylor, il déclare même que c’est son seul hobby.
Lorsqu’il a décroché de l’héroïne en 1954, c’est en prenant exemple sur la détermination de Sugar Ray Robinson, champion dont il sera fier de devenir l’ami. Miles Davis voit dans la boxe une école de l’exigence dont les fondements – précision du geste et réactivité – nécessitent un apprentissage de longue haleine mais ne sont rien sans la liberté de l’inspiration.
En 1970, le trompettiste est sollicité pour réaliser la bande originale d’un documentaire consacré à Jack Johnson, premier champion du monde poids lourds afro-américain de l’histoire en 1908. Miles Davis s’identifie à ce boxeur affranchi qui menait grand train et ne craignait pas les menaces racistes dont il était l’objet.