Miles Smiles
la liberté contrôlée (1960-1967)
Vue de
l'exposition, photo William Beaucardet © Cité de
la musiqueAu début des années 1960, Miles Davis doit faire face à une situation inédite : ses musiciens le quittent pour mener carrière en leur nom. Contraint de trouver du sang neuf, le trompettiste rassemble autour de lui, avec le flair qui le caractérise, des instrumentistes plus jeunes et surdoués qui vont le conduire sur de nouveaux territoires : le pianiste Herbie Hancock, le batteur Tony Williams, le contrebassiste Ron Carter et le saxophoniste Wayne Shorter.
Ces musiciens transcendent avec audace les conventions du jeu collectif. Stimulés par les directions du trompettiste, ils abandonnent progressivement le répertoire traditionnel pour inventer un jazz libre, intuitif, contrôlé et nerveux, qui se démarque du free jazz qui se développe en parallèle. Avec eux, Miles Davis retrouve un sourire juvénile, ainsi que le proclame l’un de ses albums : Miles Smiles.
International, son succès passe par Tokyo, Antibes ou Berlin, où ses concerts sont enregistrés pour être publiés sur disque. Fort de son succès, Miles Davis partage sa vie avec des femmes artistes, affiche son goût du luxe et se distingue comme l’une des figures d’une aristocratie noire du show-business, admirée et respectée.