Dossiers pédagogiques > Expositions temporaires du Musée

We Want Miles

Miles Ahead

en studio pour Columbia (1955-1959)

 

Vue de l'exposition, photo William Beaucardet © Cité de la musique

En 1954, conscient d’être aspiré par une spirale autodestructrice, Miles Davis s’est défait de l’emprise de la drogue et a repris en main sa carrière.

Triomphant sur la scène du festival de Newport l’année suivante, il convainc George Avakian, responsable artistique chez Columbia, l’une des grandes compagnies phonographiques de l’époque, de le prendre sous contrat. Ce dernier lui ouvre les portes du studio-maison, une ancienne église située dans la 30e Rue à New York où seront enregistrés plusieurs chefs-d’œuvre.

D’une part, des disques en petite formation, dans lesquels éclate l’excellence du groupe qu’a stabilisé autour de lui le trompettiste, composé de fortes personnalités dont le saxophoniste ténor John Coltrane encore largement inconnu.

D’autre part, d’ambitieux albums en grand orchestre, destinés à toucher un plus large public, à l’occasion desquels Miles Davis renoue avec Gil Evans. Considéré comme la révélation du jazz moderne grâce au soutien actif de son nouveau label, le trompettiste affiche, caché derrière des lunettes noires, une superbe qui rompt avec les complaisances du divertissement associées à la musique noire.

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