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Gainsbourg 2008

  Connection
 

 

 


Vue de l'exposition
© Cité de la musique - photo : Sébastien Mathé

« La nouvelle vague c’est moi. Je me soucie peu du tirage de Tintin et je ne tiens pas à mettre un y à mon pseudonyme. Je pratique un autre métier, le yé-yé c’est de la chanson américaine sous-titrée. La chanson française ne doit pas être à la remorque de l’Amérique, il faut prendre des thèmes modernes, chanter le béton, les tracteurs, le téléphone, l’ascenseur, pas seulement raconter, surtout quand on a dix-huit ans, qu’on s’aime, qu’on s’est quittés. Dans la vie moderne, il y a tout un langage à inventer. »

Le langage musical de Gainsbourg, mâtiné de jazz américain, des percussions nigériennes de Babatunde Olatunji et de mambo cubain, est toujours accompagné de références à Baudelaire ou Musset. L’idée de mêler la grande littérature aux rythmes les plus modernes s’intègre à la vague rock que The Velvet Underground & Nico personnifient à New York.

The Connection (1960), la pièce de théâtre de Shirley Clarke sur la drogue, mise en scène par le Living Theater, marque durablement le chanteur par sa représentation esthétique du jazz. Les références à la poésie romantique, et parfois même la mise en musique de celle-ci (Baudelaire, Le Rock de Nerval, La Nuit d’octobre) et les emprunts au jazz et aux rythmes africains font de Serge Gainsbourg un personnage étonnant dans le panorama de la chanson réaliste.  Les intérieurs sordides, les lits à barreaux et les ampoules nues se retrouvent dans ses créations visuelles futures.

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