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Gainsbourg 2008

Initiation
 
 

 

Vue de l'exposition
© Cité de la musique - photo : Sébastien Mathé

Le premier ensemble thématique du parcours retrace de manière romanesque les années d’apprentissage de Serge Gainsbourg, ses débuts de « peintre maudit » et ceux de « chansonnier prometteur ».

Dans les années vingt, Joseph Ginsburg, peintre et pianiste, quitte la Russie accompagné de sa femme Olga et rejoint la France par Constantinople. Des images de Crimée, prêtées par Jacqueline Ginsburg, soeur de Serge, évoquent leur région natale, qui est également celle de Tchekhov. Le Bosphore, lieu de passage obligé des émigrés russes à destination de l’Europe, est évoqué à travers le court-métrage de Maurice Pialat La Corne d’or. Un film de télévision des années soixante, Lapin de Noël, rappelle les cabarets russes qu’a toujours fréquentés Serge Gainsbourg à Paris.

Lucien Ginsburg naît à Paris en 1928. Il grandit dans le quartier de la Nouvelle Athènes (9e arrondissement), entre la maison de George Sand et celle de Gustave Moreau, qu’il filme caméra au poing en 1982. Son père forme son goût pour une existence essentiellement vouée aux arts et à la création en l’initiant rigoureusement au piano et à l’étude des génies musicaux du XIXe et du XXe siècle, tels Stravinski et Chopin, dont il apprécie surtout les Études et les Préludes.

À la TSF, il écoute deux interprètes légendaires, Alfred Cortot, le « décrypteur » de Chopin, et Horowitz, « le génie du siècle », mais aussi, à l’insu de son père, les rengaines populaires de Charles Trenet et les odes dramatiques de Fréhel, l’une des plus grandes chanteuses réalistes des années trente, qui le marquent et l’inspireront. Joseph Ginsburg, alors dans la formation de Fred Adison chez Maxim’s, initie Lucien au jazz et à l’atmosphère des piano-bars.

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