
Vue de l'exposition
© Cité de la musique - photo : Pierre Emmanuel Rastoin
« Le théâtre
de Wagner, ce n’est pas simplement une sorte de déclaration
mythologique un peu rétrograde servant de support et d’accompagnement
à la belle musique. Ce sont des drames importants qui ont un
sens historique… », disait Michel Foucault.
Voilà ce qui explique sans doute l’engouement passionné,
tout autant que le rejet viscéral, qu’a suscité
l’œuvre de Richard Wagner depuis la création de ses
premiers opéras jusqu’à nos jours.
Reliant la profondeur du mythe à la singularité de l’âme,
la pensée wagnérienne transcende les courants
artistiques, exerçant une fascination rarement égalée
non seulement chez les musiciens, mais aussi et surtout parmi les écrivains
et les peintres.
De Charles Baudelaire à Pierre Boulez, le caractère
visuel de la musique de Wagner a maintes fois été relevé.
L’exposition nous conduit
ainsi de la peinture des années 1840 à l’art
contemporain, mettant clairement en évidence la persistance
et l’universalité
d’une préoccupation, mais aussi les contradictions
stylistiques, iconographiques, voire idéologiques, dans la prise
en compte de l’esthétique wagnérienne par les peintres.
Le parcours musical
de l’exposition retrace le cheminement du compositeur,
à l’aide d’extraits de ses dix principaux
opéras, tissant ainsi pour chaque visiteur des liens
renouvelés entre l’œil et l’oreille.
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