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MPB, Musique Populaire du Brésil

MPB : le baromètre du Brésil
Musique et dictature
 

Vue de l'exposition, pochette du disque-manifeste du Tropicalisme, Tropicalia ou Panis et Circencis, auquel ont participé notamment Caetano Veloso, Gilberto Gil, Gal Costa ou Rita Lee (1968),© Cité de la Musique, photographe : A. Cazard
Vue de l'exposition, pochette du disque-manifeste du Tropicalisme, Tropicalia ou Panis et Circencis, auquel ont participé notamment Caetano Veloso, Gilberto Gil, Gal Costa ou Rita Lee (1968), © Cité de la musique - Photo : A. Cazard

Vue de l'exposition,© Cité de la Musique, photographe : A. Cazard
Vue de l'exposition, © Cité de la musique - Photo : A. Cazard

Vue de l'exposition,© Cité de la Musique, photographe : A. Cazard
Vue de l'exposition, © Cité de la musique - Photo : A. Cazard

Le coup d'État de 1964 instaure un régime autoritaire au Brésil : les opposants politiques
sont poursuivis et la censure est à l'ordre du jour. Dans un premier temps, la musique populaire semble y échapper. Elle devient une prise de parole en faveur de la démocratie lors de festivals de la chanson organisés par les chaînes de télévision. Aussi, les
premières années de la dictature sont paradoxalement une époque d'innovation musicale.

Tout en conservant ses racines, la musique populaire brésilienne s'ouvre aux horizons pop et rock. Le tropicalisme de Caetano Veloso, Gilberto Gil, Gal Costa et Tom Zé prône une certaine esthétique de la citation ; l'heure est à l'exubérance, signe de résistance et de liberté.
Le mouvement se brise en 1968, lorsque les militaires imposent l'acte institutionnel no 5 qui suspend les droits civiques et renforce le pouvoir du général président.
Caetano et Gil sont emprisonnés puis contraints à l'exil, alors que Chico Buarque mène le combat du verbe contre les censeurs.

Des articles de journaux, des documents émis par le DOPS (Département de l'Ordre Public et de la Sécurité) ainsi que des films d'actualité tournés lors des grands festivals et lors de manifestations contre le régime soulignent le rôle joué par la musique
populaire aux heures sombres de la dictature.

L'année 1984 marque la fin de la dictature. Le combat reprend pour que le retour à la démocratie se fasse à travers des élections directes. Et à nouveau, les musiciens s'engagent.
Chico Buarque, Martinho da Vila, Fagner, João Bosco et d'autres mettent leur voix, leurs chansons, leur notoriété au service de cette cause, comme le montrent photos, articles de presse et images des journaux télévisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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