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Pour être reconnue,
il ne suffit pas à la musique d'exister… C'est
bien parce qu'elle a su toucher le plus grand nombre, être
diffusée dans l'ensemble du pays et pratiquée par
des hommes et des femmes venus d'horizons sociaux et ethniques
les plus divers, que la musique a pris part à la définition
de l'identité brésilienne.

Vue de l'exposition, © Cité de la musique
- Photo : A. Cazard
De la naissance d'un style à la reconnaissance d'une
identité musicale, il faut analyser les médiations : des
lieux, des fêtes mais aussi des supports techniques en évolution
constante.
Les grands médias de masse
que sont la radio, le cinéma et la télévision ;
le carnaval et autres fêtes musicales à caractère
religieux ; les marchés ruraux où sont vendues des partitions
et de la littérature de cordel sous forme de simples folhetos
constituent autant de modalités de diffusion d'une musique
qui devient dès lors strictement brésilienne, non plus
nordestine ou carioca.
Des publicités pour des maisons d'instruments, des affiches
de revues musicales, des extraits de la très célèbre
comédie musicale des années 1930, Alô, Alô
Brasil, ou d'émissions de radio-crochet présentent
les différents médias qui ont contribué à
diffuser la musique au Brésil.
Les photographies d'Augusto Malta et Marcel Gautherot soulignent
quant à elles
l'importance du carnaval : carnaval carioca du début du
siècle aux années 1950, auquel viennent s'ajouter
les images des blocos afros de Salvador et des maracatus
de Recife.
Le carnaval et les autres fêtes religieuses et profanes (Bumba
meu boi « Fête du boeuf »dans le Maranhão,
fêtes de la Saint Jean dans tout le Nordeste, fête de Iémanja
et de Bonfim à Bahia etc.) constituent peut-être les plus
puissants supports de la musique brésilienne. Une vidéo-projection
sur grand écran montre les couleurs, les costumes et les chorégraphies
des diverses manifestations festives du pays.
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