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violons, Vuillaume

Vuillaume et Paganini
 
Portrait-charge de Niccolo Paganini, Dantan, Paris, 1832, E.986.1.10, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

 

Les débuts parisiens de Niccolo Paganini (1782-1840), l'une des figures majeures de l'Europe musicale du XIXe siècle, seront tardifs (1831), mais mémorables. La facilité avec laquelle ce « diable » de violoniste surmonte les difficultés techniques les plus inouïes déclenche un enthousiasme indescriptible : en quelques concerts et avant l'entrée en scène de Liszt, la virtuosité trouve son incarnation. Dès lors, les chemins du plus grand des violonistes et du plus réputé des luthiers ne pourront que se croiser.

En effet, Jean-Baptiste Vuillaume répare en 1836 le précieux Guarneri de Paganini, un instrument de 1742, dit le Cannone, après l'avoir ouvert sous les yeux angoissés de son propriétaire.

Vuillaume en profitera pour réaliser une copie du violon si parfaite que Paganini la lui achète aussitôt (l'instrument appartiendra ensuite à son unique élève Camillo Sivori qui fera avec lui le tour du monde).

D'ailleurs, le Cannone demeure pendant une quinzaine d'années le modèle Guarneri préféré du luthier. D'autre part, Paganini apporte son « concours publicitaire » à l'une des inventions de Vuillaume. Il est en effet l'un des utilisateurs de son archet de violon en métal creux, imaginé par Vuillaume en 1834 afin de pallier la difficulté de se procurer du bois de pernambouc.

Quant au luthier, il contribue à plusieurs reprises à enrichir l'abondante iconographie du célèbre violoniste en faisant placer sur plusieurs archets sortis de son atelier des portraits du virtuose.

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