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Inde du Nord

Le tanpura
 

Tambura, Jaipur, Inde, XVIIIè siècle, bois, calebasse, métal, ivoire. - Jaipur, Maharaja Sawai Mansingh II Museum, © Cité de la Musique
Tambura, Jaipur, Inde, XVIIIe siècle, Jaipur, Maharaja Sawai Mansingh II Museum, © Cité de la musique - Photo :

Jean-Marc Anglès

Chanteur se produisant devant un dignitaire hindou. Dehli, vers 1820, Houston, © collection Abolala Soudavar.
Chanteur se produisant devant un dignitaire hindou, Dehli, vers 1820, © Houston, collection Abolala Soudavar

A l'inverse de la musique tonale et polyphonique, la musique de l'Inde repose sur un principe d'expression modale. Cette conception, qui fut aussi la nôtre jusqu'à la Renaissance, requiert l'existence d'une note de référence invariable à partir de laquelle se situent les intervalles musicaux.

C'est ce rôle indispensable que remplit le tanpura, un luth au long manche dépourvu de frettes, dont les cordes sont jouées « à vide » tout au long de l'interprétation d'un raga.

Cette fonction de bourdon existe en Inde bien avant l'apparition du tanpura. Elle est alors tenue par les instruments mélodiques ou par des vinas monocordes. Ce n'est que lorsque le tanbur persan devient un instrument familier en Inde qu'il sera aussi utilisé comme bourdon.

Il se développe vite en un instrument d'accompagnement à part entière, le tambura. La caisse en bois disparaît au profit d'un résonateur en calebasse et le manche s'élargit.

L'innovation majeure consiste à remplacer le chevalet droit classique par un chevalet plat inspiré de celui de la vina.

A la fin du XVIIIe siècle, le tambura indo-persan devient le tanpura indien, doté d'une puissante sonorité dont les résonances harmoniques conviennent parfaitement pour soutenir le chant khayal, alors en plein essor.

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