> Dossiers pédagogiques > Expositions temporaires du Musée

Inde du Nord

Les tambours
 

Page du Tasrih al-aqvam du colonel James Skinner, par Ghulam Ali Khan (?), Joueur de dholak, 1825, Londres, © The British Library
Joueur de dholak
, page du Tasrih al-aqvam du colonel James Skinner, par Ghulam Ali Khan (?), 1825, © Londres, The British Library

A gauche : Bayan, Inde du Nord, XIXe siècle, Palmier, peau, fibre végétale, Eu, musée Louis-Philippe, © Cité de la Musique droite : Tabla, Inde du Nord, XIXe siècle, bois, peau, pigments, Eu, musée Louis-Philippe, © Cité de la Musique
A gauche : Bayan, Inde du Nord, XIXe siècle, Eu, musée Louis-Philippe, © Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès, à droite : tabla, Inde du Nord, XIXe siècle, Eu, musée Louis-Philippe,

© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès

Vue de l'exposition.
Vue de l'exposition, © Cité de la musique

En plus de deux millénaires, le sous-continent indien a vu naître une extraordinaire variété de tambours, destinés à traduire l'un des systèmes métriques les plus savants du monde.

En Inde, le tambour est inhérent au mythe : joué par le Dieu Shiva Nataraja, "le seigneur de la danse", il symbolise la vibration divine qui emplit le cosmos et traduit les principes du monde.

Protagoniste des rituels et célébrations accompagnant la danse, le théâtre et le chant, le tambour exprime, encore de nos jours, cette mémoire ancestrale. Qu'ils soient villageois amateurs ou joueurs de tabla réputés, les percussionnistes de l'Inde surprennent par leur dextérité et leur éblouissante virtuosité.

Le pakhavaj, tambour à deux faces aux sonorités majestueuses qui accompagnait auparavant le chant dhrupad, la bin et le rabab, conserve de nombreuses caractéristiques de ses ancêtres. D'origine rurale, le dholak est, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, un tambour fréquemment joué à la cour. A l'instar du pakhavaj, la technique de jeu influence sensiblement celle des tabla. Cette paire de tambours apparait au cours du XVIIIe siècle, au moment où une nouvelle forme musicale, le Khyal, connaît un essor considérable.

Très répandu de nos jours en Inde du Nord, le tabla serait né d'un pakhavaj scindé en deux.

Instrument de prédilection pour accompagner le Khyal, le tabla est aussi associé à d'autres genres comme le Thumri, le Ghazal ou les chants populaires de dévotion bhajan.

Popularisé en Occident lors de tournées triomphales dans les années 50 et 60, mais aussi grâce aux Beatles qui l'intègrent à leurs expérimentations musicales, il incarne aujourd'hui l'idéal de la rythmique indienne.

 

Pour aller plus loin
L'ouvrage de référence :
The Tabla of Lucknow: A Cultural Analysis of a Musical Tradition, James Kippen, Cambridge : Cambridge University Press, 1988.

Disponible à la Médiathèque

Questionnaire :
Vérifiez vos connaissances
       
Médiathèque de la Cité de la musique - accueil