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Inde du Nord

Le rabab indien
 

Princesses écoutant de la musique Deccan, vers 1740, Londres, © Victoria & Albert Museum
Princesses écoutant de la musique, Deccan, vers 1740,

© Londres, Victoria & Albert Museum

 

Vue de l'exposition, © Cité de la Musique
Vue de l'exposition,
© Cité de la musique

 

Deux types de rababs coexistent en Inde avant la période moghole. L'un deux, venu d'Iran, disparaît au cours du XVIe siècle tandis que le second connaît une destinée voisine de celle de la bin .

Sa représentation dans certains manuscrits des XVe et XVIe siècles révèle une intégration précoce dans le sous-continent indien. Son usage à la cour de l'empereur Akbar est associé au célèbre chanteur et poète-compositeur Tansen dont les descendants perpétuent la tradition jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Ce rabab indien est apprécié pour sa sonorité expressive, empreinte de douceur et de mélancolie, mais aussi capable d'accents rythmiques vigoureux. Il accompagne le chant dhrupad et figure souvent au sein des ensembles instrumentaux lors des processions ou des célébrations princières.

Les sources écrites et iconographiques évoquent aussi sa présence dans les assemblées soufies et dans de nombreuses traditions régionales.

Le rabab s'est maintenu au Pendjab où il fut l'instrument favori du maître spirituel de la communauté sikh, Guru Nanak (1469-1539).

Bien qu'il ait hérité au cours des siècles d'un prestigieux répertoire, ce noble instrument tend à disparaître progressivement de la scène musicale dans le courant du XIXe siècle.

Les joueurs de sarod et les sitaristes d'aujourd'hui doivent aux grands joueurs de rabab d'antan, qui furent leurs prédécesseurs et maîtres, de nombreux aspects de leur technique et de leur style de jeu.

 

Pour aller plus loin
L'ouvrage de référence :
Sitar and Sarod in the 18th and 19th Centuries, Allyn Miner, Intercultural Music Studies 5, International Insitute for Traditional Music, Wilhelmshaven: Florian Noetzel, 1993; réimp. Delhi: Motilal Banarsidass, 1997.

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