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Inde du Nord

La cithare sur bâton
 

Ragini todi, Ecole moghole, fin XVIIè siècle, Berlin, © Museum für Islamiche Kunst Ragini todi, École moghole, fin XVIIe siècle, © Berlin, Museum für Islamiche Kunst

Jeune femme écoutant de la musique Deccan, vers 1680-1700, Londres, ©The British Library
Jeune femme écoutant de la musique,
Deccan, vers 1680-1700,

© Londres, The British Library

Vue de l'exposition.
Vue de l'exposition, © Cité de la musique

Emblème de la déesse Sarasvati, patronne des arts et du savoir, la vina a connu une histoire particulièrement riche, associée à de fortes traditions séculaires et religieuses.

Apparaissant vers le milieu du premier millénaire, elle remplace peu à peu les harpes et luths des cours royales de l'Inde ancienne.

Formée à l'origine d'un simple bâton sur lequel était fixé un résonateur en calebasse, elle se développe au cours des siècles en une grande variété d'instruments à cordes pincées.

Les traités musicaux ainsi que les nombreuses sculptures et peintures témoignent de son prestige et de son évolution sur plus d'un millénaire.

Le mot vina est un terme générique appliqué à l'ensemble des cordophones (ainsi qu'à quelques aérophones). Appelée bin dans le nord de l'Inde (aujourd'hui également dénommée rudra-vina), elle occupe des siècles durant une place centrale au sein des cours hindoues et musulmanes, jouée le plus souvent dans l'intimité de réunions privées ou accompagnant le répertoire chanté.

La bin devient progressivement le privilège de musiciens héréditaires hautement respectés, dépositaires de la tradition dhrupad, genre très prisé des cours mogholes aux XVIe et XVIIe siècles.

L'émergence de nouvelles tendances musicales et l'apparition du sitar menacent l'héritage de la bin dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Les joueurs de bin se trouvent dans l'incapacité de s'y adapter.

Leur attitude protectionniste vis à vis de la transmission de leur savoir accentue le déclin de la tradition de la bin qui tombe progressivement dans l'oubli.

 

 

 

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