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Inde du Nord

Des premiers sultanats au XXe siècle
 

Vue de l'exposition,© Cité de la Musique
Vue de l'exposition,

© Cité de la musique

Douze musiciens jouant d'instruments persans et indiens. Illustration du Saqi-namade Zuhuri, Deccan, 1685, Londres, The British Library.

Douze musiciens jouant d'instruments persans et indiens, illustration extraite du Saqi-nama de Zuhuri, Deccan, 1685, © Londres, The British Library

 

 

A l'aube du XIIIe siècle, une dynastie turco-afghane fonde le sultanat de Dehli. Cette nouvelle capitale devient un des hauts lieux culturels du monde : s'y pressent érudits, mystiques, poètes, artisans, peintres et musiciens venus de Perse et d'Asie Centrale. Peu à peu, au sein de ce creuset particulièrement fécond dans lequel se marient traditions spécifiquement indiennes (bhakti, sama...) et apports persans et moyen-orientaux (dont le soufisme), la musique occupe une place de choix.

La musique jouée à la cour des sultans de Dehli est essentiellement d'origine arabo-persane.

Aux XIVe et XVe siècles, avec l'émergence de sultanats régionaux, la culture de cour adopte de nombreux aspects des traditions artistiques de l'Inde.

Le naubat, ensemble instrumental dévolu à la musique militaire (composé de buq 'cor', de karna 'trompe', de naqqara 'tymbales' et de surna 'hautbois'), joue un rôle central au sein des cours musulmanes. Symbole de l'autorité et du pouvoir, il annonce et participe aux évènements importants de la vie du palais.

Excellent joueur de naqqara, bâtisseur d'empire exceptionnel, mécène et fin stratège, l'empereur moghol Akbar (1556-1605) est aussi un souverain très cultivé et curieux qui manifeste un grand intérêt pour la musique.

Sous son règne, les pratiques musicales persanes et indiennes s'influencent mutuellement.

Il favorise l'émergence de la rencontre musicale indo-persane. La musique hindoustani moderne doit une grande partie de sa profondeur et de son raffinement aux musiciens de cour des empereurs moghols. Abkar convie à sa cour les plus éminents musiciens de l'époque.

Alors que les chanteurs de sa cour sont majoritairement indiens, la plupart des instrumentistes sont originaires de Perse ou d'Asie Centrale.

 

 

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