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Jimi Hendrix Backstage

Jimi Backstage
Espace Purple
 
Mur de disques lors de l'exposition, © Cité de la Musique.
Mur de disques lors de l'exposition, © Cité de la musique

L'espace Purple, c'est Jimi backstage qui est ici mis en scène, le génial expérimentateur des effets sonores que le public peut écouter et identifier grâce à des casques. Jimi parolier qui s'exprime à travers ses manuscrits de chansons. Des écrans interactifs permettent au public de rentrer dans les secrets de Red House, Third Stone From The Sun, Angel.

Après la flamboyance du trio de la Jimi Hendrix Experience, puis de l'éphémère Band Of Gypsys aux côtés de Billy Cox et Buddy Miles, dans un désir constant de renouvellement, c'est l'heure de l'expérimentation. Jimi, ce guitariste qui voulait être un orchestre à lui tout seul, dans la solitude des studios, cherche de nouveaux horizons musicaux. Inventeur de la guitare électrique pour certains, Jimi Hendrix est universellement reconnu comme un grand découvreur d'un « champ des possibles » immense de sons et timbres produits par la guitare électrique : suramplification à outrance, effets en tous genres (larsens, trémolos, saturation des micros et des amplis, pédale wah-wah.), virtuosité hallucinante, abolition de la frontière entre bruit et son. Dans cette séquence Purple, c'est le rapport de Jimi Hendrix au son de sa guitare que le public pourra appréhender et écouter.

Partie immergée de cet iceberg incandescent, le lyrisme intérieur d'Hendrix est palpable à travers les manuscrits originaux de ses chansons, Straight Ahead, Stepping Stone, Voodoo Child (slight return), Room Full Of Mirrors, Machine Gun,  Message To Love émouvants témoignages de son processus créatif. La mélodie de la guitare acoustique se substitue alors aux étincelants effets de larsen, de pédales fuzz et wah wah, pour nous faire entrer dans l'intimité d'un artiste qui s'est consumé à force d'en avoir été privé. Le showman se fait poète, dans la lignée des grands bluesmen et de Bob Dylan. C'est cette poésie associée à une perfection et à un renouveau musical exceptionnel que le public peut apprécier à travers le making of d' Electric Ladyland (Eagle Vision, avril 2002) en résonance avec plus de 300 pochettes de disques, provenant du monde entier, qui illustrent et consacrent l'ampleur de son audience et de son héritage.

 
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