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La voix du dragon

Les clochettes tibétaines dril-bu
 
Cloche jingang / dril-bu. Bronze (cloche) et cuivre (poignée). Dynastie Ming (1368-1644) ; H. : 23,2 cm ; D. : 5,7 cm ; P. : 1kg. Musée des Anciennes cloches du temple de la Grande cloche, Beijing.  

Le bouddhisme lamaïque, élaboré sur les confins de l'Himalaya - religion du Tibet et de la Mongolie - connaît en Chine un élan particulier au cours des dernières dynasties, favorisé par le patronage impérial. Déclaré « religion officielle » de l'Empire en 1260, par Kubilaï, fondateur de la dynastie mongole des Yuan (1279-1368), il bénéficie à nouveau, sous la dynastie des Qing (1644-1911), de la protection des Mandchous, qui contribuent à sa diffusion en Chine et stimulent sa production artistique.

Parmi les nombreux objets réalisés à des fins liturgiques, la clochette à manche et à battant interne, appelée dril-bu en tibétain et héritée de la cloche indienne ghanta, constitue un instrument rituel fondamental du bouddhisme ésotérique. Au cours des rituels, la clochette dril-bu est associée au « foudre-diamant » vajra symbolisant respectivement la « sagesse » et le « moyen », les deux principes complémentaires pour atteindre l'Eveil. Tenue dans la main gauche de l'officiant, elle accompagne le chant ou la récitation d'un texte, et, en trémolo continu, participe aux passages musicaux.

Le son cristallin de la clochette dril-bu, et sa qualité sonore - portant sur le timbre, l'intensité et la durée de résonance - sont censés « éveiller » les moines des monastères lamaïques.

Cloche jingang / dril-bu, bronze (cloche) et cuivre (poignée), dynastie Ming (1368-1644),
musée des Anciennes cloches du temple de la Grande cloche, Beijing, © I.E.A.C, Midi-Pyrénées

 

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