Formations administratives et techniques
Administration de la musique et gestion culturelle
- Ce
qu'il faut savoir
Logiques culturelles, logiques d'entreprise : le culturel, une réalité économique
Les préoccupations des artistes s'expriment aussi en termes économiques. La culture, sans perdre sa spécificité, est devenue un objet à gérer quelle que soit son expression. Études de marché, études de faisabilité, calculs de risques, conseils juridiques, conseils en mécénat, stratégies de développement... tout un arsenal est proposé aux chefs d'entreprises culturelles et aux décideurs soucieux de l'efficacité de leur choix en matière de culture.
Du public au privé : une professionnalisation accrue
La professionnalisation du secteur a conduit à l'apparition de métiers, ou plutôt de fonctions ou de postes, concernant l'élaboration et la gestion de projets culturels aux contenus variés. Collectivités territoriales et établissements publics ou entreprises privées, chacun définit ses priorités et crée l'emploi correspondant à la situation. Si les appellations diffèrent, les compétences nécessaires restent globalement similaires. Les enjeux économiques étant importants, tous ces postes demandent des qualifications de haut niveau sur le plan juridique, comptable ou commercial. Il serait vain d'envisager une formation "sur le tas", même auprès de petites structures de type associatif, sans un minimum de connaissances préalables, car la complexité du terrain vient vite à bout des enthousiasmes.
Des compétences de haut niveau
À moins d'un niveau master 1, il semble difficile de faire carrière. La formation se poursuit ensuite sur le terrain. Dans un premier temps, les stages ou les emplois à durée déterminée sur un projet permettent de se confronter à la réalité. Ils servent également à connaître et à se faire connaître d'un milieu où le relationnel est primordial. Pour espérer une embauche plus qualifiée, un master est à envisager avec un double cursus, musique/gestion par exemple.
Des formations généralistes pour des fonctions variées
Aucune formation ne correspond précisément aux postes proposés. En terme clair, il n'existe pas dans le secteur culturel de formation au métier de directeur, de producteur ou d'entrepreneur de spectacles, mais des formations généralistes couvrant l'ensemble des connaissances nécessaires à la gestion d'un lieu, d'une entreprise ou d'un produit.
Le terrain formateur
L'aller-retour permanent entre terrain et formation assure souvent efficacité et longévité là où, plus qu'ailleurs, les dispositifs sont sujets à transformation. - Secteurs
d'activité, métiers et fonctions
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L'administration de la musique
L’enseignement, la formation, la diffusion et la création musicale sont pris en charge principalement par les collectivités publiques. Au niveau national l’État intervient essentiellement par l’intermédiaire des services déconcentrés de l’administration : les Directions régionales des affaires culturelles (Drac), chapeautées par la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS). Cette dernière met en œuvre et poursuit une politique en faveur du spectacle vivant sous l’autorité du ministre de la Culture et de la Communication. La DMDTS a également sous sa tutelle les établissements publics tels que l’Opéra de Paris ou la Cité de la musique.
Les collectivités territoriales occupent une place prépondérante dans la gestion, le financement et l’administration de la culture. Avec la décentralisation, les régions, les départements et les communes deviennent des acteurs incontournables de la vie musicale en France. On trouve des services culturels ou des personnes en charge des affaires culturelles dans les Conseils régionaux, au sein des Conseils généraux et dans de nombreuses municipalités. Le cadre d’emploi relève le plus souvent de la Fonction publique territoriale et des concours spécialisés.
Ces institutions sont les interlocuteurs privilégiés du secteur culturel. Elles rassemblent un grand nombre de missions, d’expertises et de compétences qui peuvent concerner aussi bien l’information, la communication ou la documentation, les domaines artistiques : le chant choral, les musiques actuelles, les musiques traditionnelles, l’analyse et l’étude des publics ou des pratiques, l’enseignement et la formation, l’administration ou la gestion culturelle… Le rôle et les missions de ces différents partenaires publics est plus précisemment décrit dans la fiche pratique Relais institutionnels : l'État, les régions, les départements et la musique. Le site Culture et départements demeure par ailleurs une référence sur la place qu'occupe la culture au sein des territoires.Drac – Directions régionales des affaires culturelles
Les Drac interviennent en tant qu’administration déconcentrée. Chaque directeur de Drac est assisté d’un conseiller pour la musique et la danse.
Les DracPartenaires régionaux
De nombreuses régions sont dotées d’associations régionales de développement musical, véritables centres de ressources territoriaux dans les domaines de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles. Celles-ci œuvrent en partenariat entre l’Etat et les régions à partir d’objectifs communs : mise en valeur du patrimoine musical, formation continue des enseignants, création contemporaine, structuration de la pratique amateur. Elles jouent également un rôle de concertation, de réflexion et d’information des acteurs régionaux.
Certaines régions ont regroupé toutes les activités culturelles – musique, théâtre, danse, cirque, livre… - au sein d'importantes structures ou conservent la gestion de ces missions au sein même des services culturels régionaux.
Partenaires régionauxPartenaires départementaux
Dans les années 70-80, un certain nombre de départements ont confié les missions de développement de la musique à des associations dont le rôle est défini dans une convention tripartite entre l’Etat, le Conseil régional et le Conseil général.
Elles jouent encore un rôle essentiel dans la structuration du réseau de l’enseignement musical et chorégraphique, le développement des pratiques amateurs, l’incitation à des actions nouvelles et la recherche de nouveaux publics.
Aujourd'hui de plus en plus de ces structures sont intégrées aux services culturels des conseils généraux.
Partenaires départementaux
Conseil Général - Portail des départements -
Les métiers de l'administration culturelle
Directeur
À la fois gestionnaire, négociateur, directeur artistique, homme d'organisation et de management, il a notamment une mission de programmation des spectacles ou événements qu'il souhaite présenter dans sa structure. Son expérience, sa connaissance du milieu artistique, ses réseaux professionnels et une bonne connaissance des publics comptent pour beaucoup dans sa capacité à gérer un établissement ou une structure culturelle.
Administrateur
Il est le responsable administratif et financier de la structure : un lieu culturel, une compagnie, un ensemble musical... Ses tâches sont multiples et s'articulent autour de la gestion juridique, financière et comptable, l'encadrement du personnel, l'établissement des contrats de travail avec les artistes, la recherche de subventions et de partenariats privés ou institutionnels et les relations avec les tutelles.
Chargé de production
Homme-orchestre de la création du spectacle dont il est responsable, il assure la coordination du projet, a en charge la gestion des budgets, recherche des partenaires, établit un calendrier et négocie les contrats avec les artistes.
Relation avec le public et communication
Le poids de la communication participe directement de la vocation de diffusion culturelle impartie aux entreprises du spectacle vivant. On ne vend pas un spectacle mais on va à la recherche des publics pour assurer la diffusion artistique et culturelle. Toutes les formations à la gestion culturelle intègrent des notions liées aux outils de communication et au travail auprès des publics. Les activités de médiation culturelle se retrouvent en partie dans ce dernier secteur.
Producteur-entrepreneur de spectacles
Le producteur passe contrat avec un artiste ou un groupe pour créer un spectacle. Il coordonne l'ensemble sur un plan financier, technique et humain : contact avec les partenaires, choix des lieux et de l'équipe technique, gestion du planning, organisation de la promotion, de la billetterie, etc. Cette profession est soumise à l'obtention d'une licence d'entrepreneur de spectacles délivrée par les Dracs cf. fiche pratique La licence d'entrepreneur de spectales).
Tourneur
Chargé de diffusion dans le secteur public, tourneur dans le privé, sa mission est de vendre les spectacles et d'organiser les tournées. Il gère les plannings, négocie les contrats de vente avec les directeurs des salles, les directeurs des affaires culturelles des villes et les responsables de festivals, et il recrute les équipes techniques.
Agent artistique
La profession d’agent artistique est strictement réglementée et s’applique à ceux qui reçoivent au cours d’une même année civile mandat d'un ou plusieurs artistes du spectacle de leur procurer des engagements. L'agent artistique gère la carrière des artistes et leur trouve des employeurs potentiels moyennant une rémunération au pourcentage. Représentant légal, sa fonction est avant tout celle d'un négociateur. Il s’occupe notamment des contrats, des plannings et des relations avec la presse (cf. fiche pratique Agents artistiques : entrée des artistes).
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L'administration de la musique
- Les
formations
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Les formations universitaires
Les formations universitaires spécialisées dans la gestion et l'administration culturelle se sont considérablement développées ces dernières années. Dans le cadre de la réforme européenne LMD le 1er cycle s’établit au niveau de la licence, après 3 années d’études. Ces formations généralistes sont orientées vers l’acquisition d’une culture générale dans le domaine des arts, des politiques et de l’administration culturelle.
Le 2e cycle universitaire s’effectue aujourd'hui en deux années d’études. Le master professionnel correspond à l’ancien DESS. Ces masters sont généralement accessibles aux étudiants issus de divers cursus (sciences économiques, sciences sociales et humaines, littérature ou droit). La sélection se fait souvent sur dossier et lettre de motivation. Les principales matières enseignées sont l'économie, la gestion de projet, la connaissance des systèmes de production, les politiques culturelles, le droit ou la communication. Quelques-uns sont spécialisés dans la gestion de la musique et l’administration du spectacle vivant et sont accessibles notamment aux étudiants en musicologie - qui ont achevé avec succès le premier cycle.
Les masters de gestion artistique et culturelle
Les masters spécialisés dans le domaine de la musique et du spectacle vivantLe DU économie et de projets musicaux
Ce diplôme universitaire, initié par l'Irma (centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles) est développé en partenariat avec le Crefop (Centre relations entreprises et formation permanente) de l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense.
Objectifs de la formation :
> Préparer les stagiaires à des emplois ou développer une activité professionnelle nécessitant des compétences d’encadrement, de gestion et de conception dans l’ensemble de la filière musicale et plus particulièrement dans le domaine des musiques actuelles.
> Cette formation pourra mener aux fonctions de direction, d’administration, de production, de relations publiques, agent artistiques… au sein d’entreprises et lieux de diffusion de spectacles vivant, de sociétés d’édition phonographie et musicale, d’associations ou missions contractuelles de la fonction publique territoriale.
Des partenariats sont établis avec des entreprises (rencontres professionnelles, visites sites de diffusion, maisons de disques, festivals, organismes professionnels).
Domaines couverts :
> Définition et stratégie professionnelle, économie du secteur et logiques d’intervention des pouvoirs publics, le cadre juridique, organisation, exploitation et diffusion de la production, gestion financière et comptable, informatique, rencontres professionnelles.
> Un stage en entreprise de trois mois plonger le stagiaire directement dans le monde professionnel.
Pré-requis :
> Étre titulaire d’un diplôme bac + 2, ou plus
> Étre titulaire d’un diplôme de bac + 1 et justifier de 4 ans d’expérience professionnelle en relation avec la formation
> Étre âgé d’au moins 26 ans et justifier de 6 ans d’expérience professionnelle en relation avec la formation. Le candidat doit avoir un projet professionnel cohérent avec l’objectif de la formation.
Validation : Diplôme Universitaire de niveau II (bac + 3).
Durée : 1086 heures, 8 mois et demi, de mi-octobre à fin juin, incluant un stage de 3 mois en entreprise (avril à juin).
En savoir plus www.irma.asso.fr/-Diplome-Universitaire-Economie-et- -
Les formations des grandes écoles
Quelques exemples :
Conservatoire national des arts et métiers (Paris)
Gestionnaire d'organisme à vocation sociale ou culturelle
École supérieure d'économie, d'art et de communication (Paris)
ENSATT - École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre
Administration de spectacle vivant
Groupe ESC Dijon Bourgogne
Mastère spécialisé en management des entreprises culturelles
HEC - École des hautes études commerciales (Jouy-en-Josas)
Majeure de spécialisation Management des arts et de la culture
Institut d’études politiques (Grenoble, Lille, Lyon, Paris)
Les formations à Grenoble, Lille, Lyon et à Paris
Observatoire des politiques culturelles (Grenoble)
Master professionnel de Direction de projets culturels, option Cadres culturels territoriaux
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Les formations courtes, les stages
L’IRMA (Informations et ressources des musiques actuelles), les Associations régionales de développement musical, les pôles de musiques actuelles, des centres de formation privés proposent des formations techniques aux métiers de la production et du management sous forme de stages courts très ciblés ou de sessions plus longues. Elles sont proposées dans le cadre de la formation continue dans leur grande majorité.
Quelques exemples :Agecif - Association d'aide à la gestion des entreprises culturelles Île-de-France (Paris)
Arcade-PACA (Aix-en-Provence)
Art culture transmission (Nantes)
Les stages d'Art culture transmission
Artès/Artes (Nantes)
Cagec - Agence d’aide au développement des entreprises culturelles (Nantes)
Gestion d'activités culturelles
Cifap – Centre international de formation audiovisuelle et de production (Montreuil)
Greta des Arts appliqués – option spectacle (Bagnolet)
Irma - Informations et ressources des musiques actuelles (Paris)
NACRe - Nouvelle agence culturelle régionale Rhône-Alpes (Lyon)
Trempolino (Nantes)
Développer un projet de production dans les musiques actuelle
Les formations d'Issoudun
Longtemps connues sous le nom d'Inirep (Institut interrégional d'éducation permanente), les Formations d’Issoudun ont fait figure de précurseurs en 1989 en créant la première formation de Managers du monde de la musique.
Cette formation demeure toujours en place sous le terme de Chargé de production avec celles de Régisseur de production et de Backliner.
Ces formations complètes sont ouvertes principalement aux personnes possédant déjà une expérience dans le domaine du spectacle vivant ou de l'enregistrement ; elles durent de 6 à 9 mois.
Les formations d'Issoudun proposent par ailleurs des modules "à la carte" de 1 à 5 jours autour des fonctions de chargé de production et de régisseur de production. Ces modules sont ouverts à tous les publics.
Toutes les formations dispensées peuvent être inscrites dans le cadre de la formation professionnelle continue, et donc prises en charge selon diverses modalités.
Détail des formations - Récapitulatif des stages et des formations
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Les formations universitaires
- Rencontres
de la Médiathèque : parcours métiers
Un mercredi par mois, les Rencontres de la Médiathèque : parcours métiers réunissent, en présence du public, deux professionnels de la musique qui relatent leur expérience et évoquent leur parcours.
Ces rencontres ont lieu à la Médiathèque de la Cité de la musique de 18h30 à 19h45 ; elles donnent lieu à l'édition d'un livret-ressources.
Plusieurs de ces rencontres ont concerné des fonctions dans le domaine de l'administration musicale. Pour télécharger les livrets-ressources de ces rencontres cliquez sur le lien de votre choix :
Administrateur d'ensemble (27 mai 2009) ;
Chargé d'action culturelle (11 février 2009) ;
Chargé de diffusion (25 novembre 2009) ;
Chargé du mécénat (22 octobre 2008) ;
Chargé de production (04 mars 2009) ;
Régisseur de spectacles (16 décembre 2009).
Responsable des actions éducatives (17 novembre 2010).Pour consulter le programme des prochaines rencontres cliquez ici.
La rencontre du 25 novembre 2009, consacrée au métier de Chargé de diffusion, avait pour témoins Clémence Bizien, bookeuse/chargée de communication à Zamora Productions, et Rachel Dale, chargée de la diffusion et du mécénat aux Arts Florissants.

De gauche à droite Christiane Louis (modérateur), Rachel Dale et Clémence BizienCette rencontre a fait l'objet d'un enregistrement vidéo. Pour consulter cet enregistrement dans son intégralité, cliquez ici (durée : 33'13). Pour en voir des extraits :
Introduction (2'00) ;
Parcours (2'46) ;
Une fonction de commercial ? (2'56) ;
Les contours du métier (3'06) ;
De la création à la diffusion (6'35) ;
La tournée (2'52) ;
Problématiques : public, concurrence (2'48) ;
Les plannings (1'44) ;
Les réseaux : gérer ses contacts (1'41) ;
Les évolutions du métier (3'24) ;
Savoir-faire, savoir-être : organisation, relationnel, sensibilité artistique et... (3'22).
La rencontre du 16 décembre 2009, consacrée au métier de Régisseur de spectacle avait pour témoins Jean Radel, régisseur général, de l'Ensemble Intercontemporain et Rémi Varoutsikos, régisseur général du Parc et Grande Halle de La Villette.
De gauche à droite Christiane Louis (modérateur), Jean Radel et Rémi VaroutsikosCette rencontre a fait l'objet d'un enregistrement vidéo. Pour consulter cet enregistrement dans son intégralité, cliquez ici (durée : 36'12).
Pour en voir des extraits : Introduction (2'03) ;
Présentation (3'27) ;
Les contours du métier (5'27) ;
La régie générale (1'36) ;
Les interlocuteurs (2'10) ;
La gestion budgétaire (3'35) ;
L'élaboration du budget (5'10) ;
La gestion du planning (1'57) ;
Une journée de régisseur (3'19) ;
Formation et insertion professionnelle (4'39) ;
Les qualités du régisseur (2'49).
La rencontre du 17 novembre 2010, consacrée au métier de Responsable des actions éducatives avait pour témoins Alice de Monfreid, coordinatrice artistique et responsable pédagogique d'Accentus et Chahinez Razgallah, adjointe à la directrice des publics, de la communication et du mécénat de l'Orchestre de Paris, en charge de l'action culturelle.
De gauche à droite Christiane Louis (modérateur), Chahinez Razgallah et Alice de MonfreidCette rencontre a fait l'objet d'un enregistrement vidéo. Pour consulter cet enregistrement dans son intégralité, cliquez ici (durée : 49'19).
Pour en voir des extraits :
Présentation (3'16) ;
Parcours(3'29) ;
Historique (3'52) ;
Conception d'un projet éducatif (9'38) ;
Un public, des publics (12'16) ;
Formation et engagement du musicien (7'06) ;
Les partenaires (3'23) ;
Évaluation des projets éducatifs (6'19). - La
formation à la gestion culturelle depuis 1980 : bilan et perspectives
Le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture a fait paraître en février 2008 une étude sur les formations à la gestion culturelle. Cette étude envisage les formations à la gestion et l'administration dans l'ensemble du champ culturel depuis les années 80 et ne se limite pas au secteur musical.
Les formations à la gestion et à l’administration culturelles se sont multipliées en France depuis les années 1980 avec le développement du secteur culturel, la professionnalisation de l’emploi dans ce secteur mais aussi l’attrait pour la culture en général. Ce sont près de 300 formations, majoritairement de niveau I sous forme de masters professionnels, qui ont pu être répertoriées et caractérisées (ancienneté, nombre d’étudiants, domaine d’application et, le cas échéant, champ disciplinaire, types d’enseignement). Ces formations sont essentiellement universitaires même si des écoles de commerce consulaires ont pris position plus récemment sur ce marché. Cette explosion du nombre de formations doit être resituée dans un double contexte : celui d’un espace européen des formations initié par le processus de Bologne et la réforme LMD, qui semblent avoir contribué à la multiplication de ces formations au sein de l’Université ; celui de la territorialisation des politiques de formation et d’une implication accrue du niveau régional.
Pour lire l'étude dans son intégralité cliquez ici.