Interprétation, direction, composition
Musiques traditionnelles
- Ce
qu'il faut savoir
L'enseignement des musiques traditionnelles s'est développé au cours des années 70-80 grâce à un tissu associatif très bien implanté dans les régions. Dans le même temps, ces musiques ont franchi le seuil des conservatoires et, avec le jazz, ont brisé un certain académisme : il est désormais possible de suivre un cursus initial complet de musiques traditionnelles au sein de ce type d'établissements.
Cette richesse concerne essentiellement les musiques de nos terroirs hexagonaux, l'enseignement des musiques extra-européennes étant surtout dispensé ponctuellement dans un cadre privé ou associatif.
À partir de la rentrée 2010-2011 il sera possible de suivre une formation supérieure au diplôme national supérieur de musicien (DNSPM) de musiques traditionnelles.
Créé en 2007, le DNSPM sanctionne les études de 1er cycle supérieur des conservatoires supérieurs de musique et de quelques établissements habilités. Jusqu'en 2009 les formations concernaient l'ensemble du secteur "classique" et le jazz. Depuis la rentrée 2009-2010, la formation au DNSPM de musiques actuelles est assurée par le CESMD de Toulouse ; à partir de la rentrée 2010-2011 la formation au DNSPM de musiques traditionnelles sera proposée par le CESMD de Poitou-Charentes. Notons qu'il est possible de préparer un DNSPM de percussions traditionnelles au Pôle d'enseignement supérieur de la musique de Seine-Saint-Denis à partir de la rentrée 2009-2010. - La
formation initiale
L'enseignement des musiques traditionnelles se distingue de celui des autres styles musicaux par la diversité formelle et esthétique des musiques traditonnelles d'une région à l'autre. C'est d'ailleurs dans les régions fortement marquées par l'identité territoriale que se concentrent les foyers les plus actifs : Auvergne, Bretagne, Occitanie...
Un certain nombre de conservatoires à rayonnement régional et départemental (CRR(Appelés jusqu'en 2006 conservatoires nationaux de région (CNR), ces établissements dispensent un enseignement public de la musique et sont classés par le ministère de la Culture et de la Communication. Il en existe aujourd'hui une quarantaine en France.
Selon l'arrêté du 15 décembre 2006 du ministère de la Culture, les CRR sont tenus de dispenser ou garantir dans les trois spécialités (musique, danse et théâtre) un cursus complet comprenant le troisième cycle de formation des amateurs et le cycle d'enseignement professionnel initial à l'issue duquel est délivré le diplôme national d'orientation professionnelle (DNOP). Ils doivent en outre être constitués des classes et départements suivants :
- deux départements au choix : jazz et musiques actuelles amplifiées, musiques traditionnelles, musique ancienne ;
- un département de composition visant à développer les démarches de création dans l'ensemble des esthétiques ;
- une classe accompagnement au clavier ;
- une classe de direction d'ensembles vocaux ou direction d'ensembles instrumentaux.), CRD(Appelés jusqu'en 2006 écoles nationales de musique (ENM), ces établissements dispensent un enseignement public de la musique et sont classés par le ministère de la Culture et de la Communication. Il en existe aujourd'hui plus d'une centaine en France.
Selon l'arrêté du 15 décembre 2006 du ministère de la Culture, les CRD sont tenus de dispenser ou garantir l'enseignement d'au moins deux spécialités (musique, danse et théâtre) dans les deux premiers cycles du cursus et le troisième cycle de formation des amateurs. Ils doivent assurer ou garantir le cycle d'enseignement professionnel initial (Cepi) Ã l'issue duquel est délivré le diplôme national d'orientation professionnelle (DNOP) en cohérence avec le plan régional de développement des formations professionnelles. Dans la spécialité musique, ils doivent assurer un enseignement des instruments de l'orchestre symphonique et des pratiques collectives instrumentales et être constitués des classes et départements suivants :
- un département des instruments polyphoniques, en cohérence avec le développement des pratiques collectives prévues dans le projet d'établissement ;
- un département de l'enseignement des pratiques vocales comprenant un cursus de voix pour les enfants ;
- un département au choix dans la liste suivante : jazz et musiques actuelles amplifiées, musiques traditionnelles, musique ancienne, composition incluant l'électroacoustique et l'informatique musicale.
Les CRD doivent assurer la mise en place de classes à horaires aménagés.)) proposent des cursus complets dans le cadre de départements de musiques traditionnelles et délivrent le diplôme d'études musicales (DEM(Le Diplôme d'études musicales sanctionne les études de 3e cyle spécialisé des conservatoires à rayonnement régional et départemental.
Dans le cadre de l'instauration du cycle d'enseignement professionnel initial, il sera progressivement remplacé par le DNOP, Diplôme national d'orientation professionnelle de musique.)).Le DEM devrait être remplacé progressivement par le diplôme national d'orientation professionnelle (DNOP). Le DNOP sera délivré à l'issue cycle d'enseignement professionnel initial (Cepi) dispensé au sein des CRR et CRD.
Pour en savoir plus sur ce nouveau diplôme, nous vous invitons à consulter la fiche pratique consacrée au cycle d'enseignement professionnel initial dans les conservatoires.Les musiques traditionnelles dans les CRR (classement par code postal)
Les musiques traditionnelles dans les CRD (classement par code postal) - La
formation supérieure au DNSPM
Depuis 2008, quelques établissements supérieurs sont habilités à dispenser un 1er cycle supérieur de formation au diplôme national supérieur professionnel de musicien (DNSPM) en partenariat avec une université - l'étudiant empruntant dans ces conditions un cursus DNSPM/licence de musique dans le cadre du schéma LMD.
La formation au DNSPM de percussions traditionnelles est dispensée par le Pôle supérieur d'enseignement de Seine-Saint-Denis. Un cursus complet est dispensé au sein du CESMD de Poitou-Charentes ainsi qu'au sein du pôle supérieur de Bretagne depuis la rentrée universitaire 2011.Centre d'études supérieures musique et danse (CESMD) Poitou-Charentes
Partenariat avec l'université de Poitiers.
Pôle d'enseignement supérieur spectacle vivant Bretagne-Pays de la Loire
Partenariat avec l'université de Rennes II.
Pôle supérieur de la musique Seine-Saint-Denis - Ile-de-France (Pôle Sup'93)
Partenariat avec l'université de Paris VIII Vincennes-Saint-Denis.Niveaux d'entrée et admission
Limites d'âge : 30 ans pour le CESMD de Toulouse, pas de limite d'âge pour le pôle Bourgogne.
L'accès à la formation est ouvert sur concours (admission seule ou admissibilité et admission) aux étudiants titulaires du DEM ou du DNOP et du baccalauréat.
Pour les candidats qui ne répondent pas à ces conditions, une dérogation du directeur de l'établissement peut être obtenue après avis d'une commission composée de trois enseignants de l'établissement.Parcours de formation
Le parcours de formation se déroule sur 6 semestres (3 ans). Il est organisé en unités d’enseignement (UE), chaque UE étant constituée de modules appelés également éléments constitutifs (EC).
Évaluation/validation
L'évaluation continue semestrielle s'effectue sous forme de crédits, 180 crédits (30 par semestre) étant nécessaires pour obtenir le DNSPM.
Partenariat établissements habilités/universités
Le partenariat établi entre chaque établissement de formation et université partenaire consiste en une répartition des UE selon leurs champs de compétence privilégiés et un système de co-validation des résultats est instauré.
S’il est bien sûr préférable de suivre simultanément les deux parcours (DNSPM/licence), ceux-ci sont cependant dissociables ; cette option permet une progression autonome dans chaque cursus sans remettre en cause l’obtention finale des deux diplômes.Stage(s)
La formation comporte des périodes de stage en milieu professionnel ou des mises en situation professionnelle organisées par l'établissement.
L'organisation, le suivi pédagogique et l'évaluation des stages en milieu professionnel sont placés sous la responsabilité de l'établissement d'enseignement supérieur. En savoir plus Circulaire interministérielle du 05 avril 2011.Emploi du temps
Le volume de cours est d’environ 15 heures par semaine (environ 8 heures en conservatoire, 7 heures à l’université).
La mise en place du 1er cycle supérieur de musique dans le cadre du programme LMD est plus largement abordée dans la fiche pratique consacrée à l'enseignement supérieur dans les conservatoires.
- Les
écoles à l'étranger
L'enseignement des musiques traditionnelles est très rarement dispensé dans le cadre de conservatoires supérieurs ou universités, établissements répertoriés, dans ce site, dans la série de fiches concernant Les études de musique à l'étranger (cf. Les formations artistiques à l'étranger).
Il existe par ailleurs un certain nombre d'écoles spécialisées dans une aire géographique, voire dans l'enseignement d'un instrument en particulier. La liste de ces écoles, que nous avons établie, est loin d'être exhaustive. Elle témoigne de la diversité et de la richesse de musiques appartenant au patrimoine de l'humanité.Les écoles de musiques traditionnelles dans le monde (classement par pays, puis par ville).
- Les
stages et master-classes
Les stages, ainsi que les sessions de formations régulières, sont trés courant dans le domaine de musiques traditionnelles. Ils sont initiés par des associations et pôles de musiques traditionnelles.
- Organismes
professionnels : réseaux et ressources
Les professionnels et les associations des musiques traditionnelles, du jazz, du rock et de la chanson se sont fédérés durant les années 70-80. Les différents acteurs de ces secteurs souhaitaient tout d'abord affirmer leur singularité en tant qu'interlocuteurs des pouvoirs publics dans les domaines de la création, l'enseignement et la diffusion.
Ces représentants des musiques actuelles - qui comprennent les musiques traditionnelles - sont devenus d'incontournables partenaires du ministère de la Culture, mais aussi des collectivités territoriales au cours des années 90. Deux éléments ont d'ailleurs contribué à cette reconnaissance : la création en 1994 de l'Irma (Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles), puis la publication en 1998 du rapport de la Commission nationale des musiques actuelles dont les objectifs étaient de "définir une politique globale, cohérente et spécifique pour les musiques actuelles" et de "créer les conditions d’une solidarité professionnelle".-
Organismes nationaux
Les musiques traditionnelles sont aujourd'hui structurées à l'échelle locale et nationale avec un certain nombre de fédérations et organismes au premier rang desquels on compte l'Irma :
Irma - Centre d'informations et de ressources pour les musiques actuelles
L'Irma est une association loi 1901 conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication. Depuis 1994, il regroupe le CIJ (Centre d’information du jazz), le CIMT (Centre d’information des musiques traditionnelles et du monde) et le CIR (Centre d’information rock, chanson, hip-hop, musiques électroniques).
Ouvert à tous les acteurs des musiques actuelles pour leur information, leur orientation, leur conseil ou leur formation, l'Irma est l’interface entre toutes les composantes du monde des musiques actuelles, le lieu d’échange et de structuration du secteur, notamment via un réseau de 75 correspondants français et de correspondants européens ainsi qu'une base de données de 50 000 contacts, consultable en ligne et constamment réactualisée. L’activité de l’Irma se concrétise prioritairement autour de formations et de publications parmi lesquelles l'Officiel de la musique, qui fait figure de bible annuelle des musiques actuelles et Planètes musique, guide annuaire du CIMT qui paraît tous les deux ans (années impaires).
Irma
22 rue Soleillet
75020 Paris
tél. : 01 43 15 11 11
www.irma.asso.frFAMDT - Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles
La FAMDT rassemble et coordonne les actions de formation, information, diffusion et de pratique des associations membres. Ces dernières sont répartis en deux collèges : les centres de musiques et danses traditionnelles en région, le CIMT (Irma) et les associations membres.
FAMDT
90 rue Jean Jaurès
BP 136
79204 Parthenay cedex
tél. : 05 49 95 99 90
www.famdt.com -
Organismes régionaux
Quelques régions sont dotées d'un ou plusieurs centres de référence en matière d'information concernant la diffusion, la création et l'enseignement des musiques traditionnelles. Ce sont souvent ces premiers maillons qui permettront aux jeunes musiciens de rencontrer des professionnels et tisser les premiers liens de leur propre aventure.
Les centres régionaux de musiques traditionnelles (classement par département)
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Organismes nationaux
- Enseigner
les musiques traditionnelles : le DE et le CA
Les diplômes de l'enseignement spécialisé sont le DE et le CA.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter les fiches pratiques consacrées aux formations à la pédagogie :
Livrets-ressources
des rencontres
de la Médiathèque
Artiste lyriqueChambriste
Chef d'orchestre
Compositeur
Sound designer / Créateur sonore